Rencontre jeunesse à Saint-George de Beauce

mai 26, 2006

Mon travail m’amène à développer toutes sortes d’habiletés. Moi qui suis journaliste de formation, voilà que je dois rencontrer des classes pour sensibiliser les jeunes à différentes problématiques, dont la rue.

J’ai rencontré des jeunes de l’école primaire Lacroix, à Saint-George de Beauce. C’était ma première expérience solo! Commencer avec des élèves de 11-12 ans, moi qui suis dans la jeune trentaine, méchant défi! Adapter mon vocabulaire, mes exemples à leur âge n’est pas évident. Surtout quand vous êtes, comme moi, plutôt timide en exposé oral!!!

Je n’avais rien préparé. J’ai toujours détesté, étudiant, les gens qui récitaient par coeur un texte. Je me suis laissé aller, en me rendant compte que mon travail de journaliste, allié au milieu du Journal de la Rue qui me tient plus proche de mes émotions, m’aidait grandement. Les liens se font aisément, les exemples viennent d’eux-mêmes.

Moi qui voulais provoquer les échanges, j’ai eu droit au contraire: des petits yeux grands ouverts qui écoutaient mes histoires avec intérêt. Je n’en revenais tout simplement pas! Peut-être s’agit-il du beginner’s luck!

Toujours est-il que j’ai adoré l’expérience. Les enfants ont cette capacité de nous énergiser positivement.

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Flashback sur le Saguenay

mai 25, 2006

Le temps me coule entre les doigts! J’ai passé près d’une semaine au Saguenay et je n’en ai même pas encore parlé!

J’y allais dans la même logique que mon séjour en Gaspésie. Pour faire des articles, des contacts. Pour découvrir – disons survoler – la réalité des régions.

Ben c’est toute une réalité que j’ai découvert et ce, dès le premier jour! On va faire ça court… car je sais que j’ai tendance à m’éterniser, dans mes messages!!!

Mise en contexte… Je suis dans ma voiture. J’ai quitté Saint-George de Beauce vers midi. Je me dirige à Alma. Mon cellulaire sonne. C’est une responsable de la Corporation de  développement communautaire (CDC) de la région. Ça mange quoi, une CDC? En gros, ça regroupe les organismes communautaires du milieu pour favoriser la concertation, promouvoir et développer le réseau, faire connaître les ressources et les réalisations des organismes membres. Bref, ça réunit tout ce beau monde pour améliorer le réseau et lui donner une vitrine.

La dame en question retournait mon appel de la semaine précédente. Elle me demande de lui expliquer ce qu’est Reflet de Société, de même que le Journal de la Rue. Je m’applique donc à lui faire un topo. J’en ai l’habitude, je m’exécute chaque fois que j’approche une personne pour un article. Je lui raconte également mon approche pour les sujets en provenance des régions. Que je veux les unir en mentionnant les bonnes idées, question de donner cette même idée aux autres régions qui pourraient l’adapter à leur réalité. Chaque région renforçit les autres, voilà mon approche.

Finalement, après mes explications, elle me dit: “on ne se verra pas. Je n’aime pas l’idée du Journal de la Rue, de votre magazine. Et on a assez de journaux ici pour parler de nos bons coups. On a pas besoin de vous pour ça!”

Son ton, il est utile de le préciser, n’était pas vindicatif. Elle n’était pas fâchée contre moi. Au début, ça m’a certes décontenancé. Comment ça, c’est pas une bonne idée, le Journal de la Rue?

Mais bon, cette dame a droit a son opinion, que je la partage ou non. Je ne la connais pas, je ne connais pas le milieu dans lequel elle gravite, son environnement social, son éducation. Bref, sa façon de pensée a été forgée de manière fort différente de la mienne. À sa place, avec son passé, ses expériences, son background, peut-être aurais-je eu la même vision qu’elle. Alors je ne la juge pas.

Je comprends que nos visions sont clairement opposées, cependant. Que sa façon de voir les choses est en contradiction avec la mienne. Elle, elle veut garder ses projets pour son Saguenay. Moi, si j’avais de beaux projets, je serais fier de les présenter à l’ensemble de la province. Fier d’ouvrir les gens d’ailleurs à des idées auxquelles ils n’avaient pas pensé.

Le meilleur exemple: Jonquière Médic. Dans le numéro d’avril – mai (Vol. 14, numéro 4), j’ai fait un article sur ces médecins qui se sont organisé un service médical à domicile. Ça fait 20 ans que ça existe mais personne n’en a entendu parler… J’ai reçu un appel des Laurentides. Une dame très intéressée par cette idée. Elle va regarder s’il serait possible d’organiser un tel service pour sa région…

Juste par cette idée, on réuni des gens de Jonquière et des Laurentides. Plutôt que de diviser nos régions, on les rassemble. Ma vision en est une d’ouverture, celle de la responsable de la CDC est à l’opposé. De la fermeture.

Ma façon de voir les choses n’est pas la meilleure. C’est la mienne, point final. Alors cette dame, c’est logique, a droit à la sienne. Y’a juste pas d’atomes crochus.

Bon, me suis encore une fois trop étendu!!! Je vous reviens sur le Saguenay très prochainement!

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En harmonie avec la nature

mai 4, 2006

J’ai mentionné, précédemment, que j’avais rencontré Ginette un samedi après-midi (voir Des oh! et des bah!). Ginette vient de Saint-Jean-sur-le-Richelieu. Fatiguée de sa vie de citadine, de ses 3 ordinateurs, son chalet, ses nombreuses voitures, bref du rythme effréné de la ville et sa surconsommation, Ginette s’est poussée pour adopter une vie qui lui sied mieux. “Ça me rendait agressive”, m’a-t-elle expliqué, à propos de son ancienne vie. Mariée à un haut fonctionnaire, elle ne manquait de rien sur le plan matériel. Ce qui ne l’a pourtant pas empêchée de se pousser. Du mari, de son train de vie… La jeune cinquantaine, habillée d’une jupe de jeans et d’un tricot vert, elle ne donne pas l’impression d’une hippie partie vivre son trip nature.

Sylvain, son conjoint, possédait sa propre compagnie d’aménagement paysager. Ses clients, de riches propriétaires de Westmount (quartier cossu de Montréal), lui assuraient une vie bien peinarde. Il a tourné le dos à cette vie qui l’aidait à répondre à ses besoins toujours grandissants d’alcool et de drogues. “Moi, quand j’étais esclave de la dope, mon pusher c’était mon boss”, affirme-t-il. Bien calé sur sa chaise de bois, sous un soleil de plomb, Sylvain s’ouvre. “Moi, j’ai frappé un mur. 8 fois. Mais ils ne frappaient pas assez fort…”

Il s’est établi avec Ginette en Gaspésie, à l’Anse Pleureuse, depuis 2 ans. Il n’a rien consommé depuis un an. Il met ses énergies sur sa maison, organisée en un écosystème qui bientôt, l’espère-t-il, assurera à son couple tout ce dont ils ont besoin. C’est sa fierté, son rêve.

“J’ai toujours voulu me bâtir un écosystème. Là je le fais. Sur mon terrain. Mes enfants sont très impressionnés par moi”, raconte cet homme des bois, les mains écorchées par le travail.

Sylvain a installé 2 panneaux solaires sur le toit de sa remise. Une toute petite éolienne, sur la maison, vient porter renfort aux moments où il n’y a pas de soleil. Sinon, 4 batteries de 12 volts, des batteries de kart de golf, suffisent à alimenter leur maisonnée. Il a mis sur pied un système qui dirige l’énergie de fa¸on à ce que ses appareils aient la juste force pour leur utilisation.

Derrière sa maison, un profond trou. C’est là, à tous les matins, qu’il va puiser l’eau de la journée. Directement dans la nappe phréatique. 10 minutes lui suffisent pour pomper ses besoins quotidien qu’il évalue à 30 gallons. Soit l’équivalent de 6 chasses d’eau par jour. “Mon moment de bonheur de la journée, c’est le soir, quand on prend notre bain!” Une eau, faut-il le préciser, qui est chauffée par le poelle à bois…

“Moi mon énergie, elle n’est pas rentable, économiquement. Ça m’a coûté 6000$, m’installer tout ça. Mais j’économise sur ma consommation”, dit-il tout en roulant son tabac. La clope au bec, il repart dans sa réflexion.

“Les maisons ne sont pas faites pour l’humain. Elles sont faites pour le quicailler, le constructeur. Si c’était fait pour l’homme, ça coûterait moins cher. Mais ça, ça aide pas dans une société basée sur la croissance économique… Les choses importantes de la vie, on les a oubliées. On a besoin de chaleur, de contact humain, de se déplacer, de la nourriture. Quand tout le monde aura ça, on pourra s’acheter une 2ème télé, un 3ème téléphone. Mais en ce moment, il y a beaucoup d’enfants qui ne mangent pas…”

Parlant de manger, Ginette adore cuisiner. Sur leur grand terrain, les deux tourtereaux ont semé des plantes, légumes et fruits qui leur permettront, dans un avenir pas si lointain, de subvenir à leurs besoins. Ils ont des poulets et attendent des cochons. Ginette fait à peu près tout elle même. Les pots Masson lui sont très utiles!

Ginette et Sylvain, comme nombre de Gaspésiens rencontré en Haute Gaspésie, ne croient pas aux grosses multinationales pour assurer la survie économique de la région. “Si on fait une agriculture intelligente, une foresterie intelligente, de l’eau propre (ce qui est rare), ils viendraient de partout dans le monde pour voir comment on s’y prend. On appelle ça du développement durable. Mais c’est incompatible faire du développement durable et la croissance économique…”, explique-t-il.

L’après-midi tire à sa fin. Je suis attendu à Gaspé. Le temps s’est arrêté, l’espace de 2h30. Un bel échange d’ouverture, humain, entre deux purs inconnus qui se sont quittés avec un large sourire, l’air de dire “quel petit moment de bonheur”.

Comme quoi il suffit de peu de choses…

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Des oh! et des bah!

mai 2, 2006

Il y a deux ans, je vivais mon premier voyage journalistique. Mon seul en fait. J’étais allé en République démocratique du Congo, en plein coeur de l’Afrique. Ils sortaient alors – et ça n’a guère changé depuis… – d’une guerre de 5 ans (qui a fait plus de 3 millions de morts et autant de déplacés, le conflit le plus meurtrier depuis la Seconde Guerre mondiale) qui elle suivait une dictature de 32 ans… Mais là n’est pas l’objet de mon propos…

Ce que je veux dire, c’est que j’étais quelque peu rouillé, côté escapade journalistique… Déjà que ma méthode de travail diffère de celle des journalistes traditionnels, je savais bien que mon séjour serait parsemé d’imperfections! Ou d’erreurs, c’est selon!
Mon côté lunatique n’aide guère également… Idem pour mon (non)sens de l’orientation!

Voilà donc que je me dirige vers la Gaspésie. Environ 8 heures de route, sans autres arrêts que ceux pour remplir la voiture d’essence. La mer borde ma gauche, les montagnes ma droite. Je me dirige allégrement en Haute Gaspésie, avec le soleil qui me guide. Tout est parfait. Je suis fébrile. Je ne sais comment se passeront mes prochains 9 jours, ce que verront mes yeux, ce qu’entendront mes oreilles. Je ne suis jamais venu dans cette partie de la province, je n’ai eu que de rares contacts avec les gens que je dois rencontrer. C’est l’inconnu. Un très fort stimulant pour la personne que je suis.

S’il est une chose que je sais – et que j’accepte -, c’est que les événements ne se dérouleront pas comme prévu. J’y suis habitué. D’autant plus que ça fait partie de la beauté des voyages. Apprendre à ne pas pouvoir tout contrôler. Apprendre à improviser ou réagir positivement en cas de pépins. C’est souvent lors de ces moments que l’on se découvre. C’est du moins mon cas! Et ces moments, souvent, ont une place de choix dans mes souvenirs.

Un exemple, question de ne pas m’égarer dans un texte trop long. Dimanche 23 avril. Je quitte Mont-Saint-Pierre, où j’étais hébergé par le père de mon ami d’enfance, maire jusqu’à tout récemment de cette petite municipalité de 250 âmes. Je dois me rendre à Gaspé, pour la suite de mon périple, en faisant un détour par Murdochville. J’espère y rencontrer l’un des frères Atkins, co-fondateur des saumons fûmés du même nom. Pour la petite histoire, les deux frères sont originaires de Granby, en Estrie. En vacances en Gaspésie, ils ont à ce point aimé la région qu’ils s’y sont installés à demeure. Ils ont ouvert leur commerce qui, aujourd’hui, voit l’Europe, les États-Unis et l’Asie reluquer ses produits. Une bien belle histoire, comparativement aux fermetures d’usines ou de mines qui font régulièrement les manchettes.

C’est Ginette, qui est derrière le comptoir les fins de semaine, qui m’a expliqué tout cela. On a parlé 1h30, le samedi après-midi. À son sujet, j’y reviendrai dans un message ultérieur. Une autre très belle histoire. Positive comme je les aime. Bref, Ginette me parle du plus jeune des frères, qui passe ses samedis et dimanches à Murdochville. Paraît qu’il ski.

Malgré l’état de la route (la 198 si je ne m’abuse), j’ai bien hâte de découvrir cette ville dont j’ai entendu parler en raison de la fermeture de la mine qui avait soulevé un débat lancinant: fermer ou non la ville?

J’avoue que Murdochville, c’est déprimant. En titi. Un gros quadrilatère avec peu de rues. La mine et sa grosse bâtisse qui ne tourne plus sont au fond. La ville y ressemble: sans vie. Faut dire qu’on est dimanche… Seule activité palpable, les quelque 10 skieurs présents pour les derniers jours d’opération de la saison. Mais bon, ce n’est pas parce que moi je trouve Murdochville déprimant qu’il doit en être ainsi pour tout le monde. Encore moins pour ceux qui y habitent.

Je voulais prendre en photo la ville. Montrer sa réalité. Du coup, je me souviens que j’ai complètement oublié d’apporter les piles rechargeables de l’appareil photo… Ma première bourde. Moi qui travaillais auparavant avec un vieux Nikon comme arme de guerre, me voilà ancré dans mon époque numérique. La prochaine fois, mon appareil à film va voyager avec moi. Une bonne chose d’apprise.

Je déniche le seul endroit du coin ouvert et susceptible de vendre des piles. Pas de portefeuille. Diable, je l’ai oublié chez mes hôtes. Qui sont partis en même temps que moi. Pour Rimouski, à 3 heures de route. Pas d’argent, pas assez d’essence pour aller les y rejoindre reprendre la clé, des amis qui m’attendent à Gaspé… La déprime de la ville m’atteint. Et mon cellulaire est hors réseau.

Je retourne au commerce des frères Atkins. Ginette m’accueille! “Je suis bien contente de te voir.” Et moi donc! “Dis, j’aurais pas oublié mon portefeuille ici par hasard” que je lui demande, sans espoir, sachant trop bien que je l’avais avec moi la veille quand je l’ai quittée. Je lui explique ma situation, entre les consommateurs qui débarquent. Du coup, elle me refile 40$. Au cas où j’en ai besoin pour l’essence. Une bien belle générosité. Faut dire que la veille, je lui avais remis un exemplaire du magazine. Elle a adoré, son conjoint également. Au point où – elle me l’a annoncé à ce moment – ils vont abonner leurs enfants respectifs. Comme quoi ça donne des avantages, travailler pour un magazine du coeur!!!

Pour couper court, je n’ai pas eu besoin d’aller jusqu’à Rimouski. Je me suis arrêté au motel, voisin de mon hôte. Robert – c’est son prénom -, est connu de tous, il est (était!) maire! Ils m’ont trouvé le numéro de sa nièce, qui habite tout près. Elle a un double des clés. Ce qui m’a permis d’entrer dans la maison, à la recherche de l’objet tant convoité… que j’ai finalement trouvé au fond de mon sac à dos…

Assez écrit… J’ai d’autres anecdotes, des rencontres épatantes. J’en ai encore beaucoup – probablement trop! – à raconter… La suite un autre jour!

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La veille du retour de la Gaspésie

avril 29, 2006

Mail envoyé par Dominic à Raymond. 

Je suis chez Paul Le Guerrier, où je suis fort bien reçu (comme ce fut également le cas partout)!

Très bonne idée, que de mettre mon mail sur le blogue. J’ai un séjour ô combien enrichissant, rempli (je n’ai pas arrêté) et éreintant. Certains des sujets qu’on avait prévu défricher ont été abandonné, faute de temps ou par rendez-vous qui n’a pas eu lieu. Cependant, d’autres ont pris la place. On est booké pour plus d’un an pour la Gaspésie, bien qu’il va me falloir compléter la plupart des sujets à partir de Montréal. J’ai du stock comme c’est pas possible. Pour tout te dire, je suis pleinement satisfait de mon séjour. J’ai aussi en banque d’autres sujets qui ont été portés à ma connaissance par les gens que j’ai interviewés. Je n’ai pu pousser davantage, mais ils sont là.

J’ai de bien beaux sujets. Plusieurs très positifs. En fait, en y repensant, j’en ai en titi des bons sujets!

Y’a aussi que je me rends compte que je fais pas mal de bien aux gens. Ça me fait du bien en retour! Je pense qu’il y a une autre façon de faire du journalisme. Plus positif. Au lieu de seulement parler de ce qui va mal, on peut mettre l’accent sur ce qui va bien. À ce sujet, je pense qu’un édito – de ta part!!! – serait pertinent. Et je suis persuadé que nos lecteurs seraient du même avis. Les gens que j’ai rencontré ont adoré notre concept – Reflet et JDLR – et notre vision.

J’ai téléphoné chez Légaré (la voiture) aujourd’hui. Je vais leur remettre la voiture un jour plus tôt (dimanche). Je me vois mal revenir dimanche. Un peu de fatigue, mais aussi je veux m’enligner pour la semaine prochaine – grosse semaine -, regarder pour faire un retour sur mon séjour en prévision des autres voyages (points forts, points faibles). Décompresser un peu. Mais je suis plus motivé que jamais!

Par rapport à Anne Panasuk, je suis très fier de ta décision. Il n’y a pas beaucoup de médias qui agiraient de cette façon. C’est valorisant. J’adhère 100%. J’ai déjà hâte de te lire. Ferais-tu un article du genre la croupière Éléonore Mainguiy!!! ou, dans la même veine que la galerie Yves Laroche? J’avais vraiment aimé ton écriture. Mais ça dépend si t’as le temps d’écrire 2 pages!!!

Pour mardi soir, PLace Versailles, avec les gens d’Équimonde, je vais y réfléchir. Le sujet est bon. Mais faudra voir… J’ai déjà une grosse semaine en perspective… On va y réfléchir…

Dominic

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En direct de Carleton, Gaspésie

avril 29, 2006

Bonjour – plutôt bonsoir – à toutes et à tous. J’achève mon séjour en contrée gaspésienne et, finalement, j’ai réussi à dénicher un ordinateur!

Je suis hébergé par un ami de Raymond et Danielle, Paul Le Guerrier, qui a dirigé le CLSC à Hochelaga il y a quelques années. Comme il lit régulièrement notre blogue, c’est pas sa bouche, à mon arrivée, que j’ai appris qu’il y aurait possibilité d’effectuer un séjour dans le Grand Nord. “Comme ça tu vas aller voir les Innus”, qu’il m’a demandé. Il a bien vu le point d’interrogation affiché sur mon visage… Il m’a alors montré le texte de Raymond.

C’est fou comme le timing est bon! Pas plus tard qu’hier, j’ai passé 1h30 à discuter avec le chef de bande MiqMag de Gesgapegiag, John Martin. Je commence à m’intéresser au sort des autochtones, question de briser les préjugés qu’ont les gens en général. Mais il y a beaucoup à dire sur leur triste réalité. Je connais peu de gens qui aimeraient être à leur place, moi le premier. Alors, oui, certain qu’un tour d’horizon de différentes réserves serait à la fois intéressant et, vu ce qu’en pensent bon nombre de Québécois, des plus pertinents. C’est à suivre…

Je vous laisse là-dessus, en mentionnant que, dans les prochains jours, j’écrirai plusieurs fois sur mon séjour. À propos de mes rencontres – forts nombreuses! -, de mes péripéties, mes coups de coeur, mes coups de poing. Mon but, je ne m’en cache pas, est d’intéresser les gens à faire un p’tit tour dans cette région que j’ai consacré trésor national, rien de moins. J’ai quelques voyages à mon actif et les panoramas, de même que l’hospitalité gaspésienne, n’ont pas à rougir devant ce que j’ai vu à l’extérieur du pays! Et dire que certains, au sein du gouvernement, voudraient fermer cette région…

ps: juste une petite correction… c’est de la mi-septembre à la fin octobre que je vais faire mon tour au Vietnam et au Cambodge. De sorte que mon séjour coïncide avec notre tombée (deadline). Et normalement, à moins que Raymond ait changé les plans, je suis également censé me rendre au Saguenay-Lac-Saint-Jean du 8 au 12 mai… J’en saurai davantage lundi prochain!!!

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Les préparatifs de retour de Dominic

avril 28, 2006

Vendredi le 28 avril. Dominic va revenir lundi de son voyage en Gaspésie. 10 jours de reportage.

Pendant son abscence, Marie-Lyne vient de terminer son stage d’un mois avec nous. Dominic aura manqué la petite fête d’adieu que nous lui avions préparé.

Lyne voulait lui laisser un petit cadeau à Dominic pour son retour. Elle n’a pas pu coller le cadeau sur son ordinateur. Il est trop poussiéreux!

Pendant son absence, j’ai fait une entrevue avec Anne Panasuk. Elle sera notre prochaine page couverture du numéro de juin prochain. Un hommage pour l’excellent travail journalistique qu’elle a réalisé avec ses deux documentaires sur les machines de Loto-Québec. La connaissance de la Côte Nord de Mme Panasuk m’a donné plusieurs idées pour couvrir cette région. Restera à savoir si c’est Dominic qui partira ou moi. D’un côté, c’est lui qui a le mandat d’être le globe-trotter de notre média. De l’autre, mes 5 années d’intervention dans le Grand Nord québécois peuvent me permettre de faire un meilleur travail avec les Innus. Voyage à suivre.

Nous n’avons pas eu d’autres nouvelles de Dominic. Nous attendons son retour pour lundi.

Raymond.

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La Gaspésie, du 21 avril au 1er mai 2006

avril 25, 2006

1er communiqué de Dominic, le 25 avril 2006 

Hey! Ouin, pas évident de te rejoindre!!! Peu d’endroits pour internet – pour ne pas dire aucun!!! – et mon cell est 95% hors réseau… Faut croire que la Gaspésie, c’est l’autre bout du monde.

Juste dire que ça va drôlement bien jusqu’à maintenant. Les gens sont incroyables, j’ai de bonnes histoires. J’ai pas chômé du point de vue rencontre depuis mon départ. Idem côté route. Beaucoup de km au compteur! Mes journées sont remplies, remplies, pas le temps de s’ennuyer!

Présentement, je suis à Chandler. Je viens de terminer une entrevue avec des gens d’un centre d’hébergement pour personnes en difficultés (troubles mentaux, toxico, alcool). Ils m’ont proposé d’utiliser leur ordi vu que je ne suis pas en mesure d’en trouver… À Gaspé, ou je retourne dret là, ils avaient un endroit mais l’ordi dudit café est kaput… Moi qui ai des idées plein la tête pour le blogue… On le fera en différé, à moins qu’à Bonaventure, ou je serai jeudi, ils aient ce service!!!

Bonne journée, salut tout le monde,

Dominic, 25 avril 2006

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http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/22/en-direct-de-carleton-gaspesie/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/01/desintox-en-gaspesie/